Chanson "LE FOULARD DE NOELANIE"

Compositeur "Paul.M, le Parolier-Chanteur Mick LHTC, et au mixage Flo studio Mysound".

 

Chers Maman et Papa de Noélanie, je suis trés touché par vos remerciements concernant NOTRE chanson à présent.
Je sens ce lien et cette mission depuis l'instant où par hasard j'ai vu sa photo avec le dauphin. Noélanie a guidé ma plume, pour que le message passe à d'autres personnes et puisse aider mieux des enfants. C'est fou.
Ma fille est désormais sa copine et nous avons vécu un moment magnifique entre un père et sa fille lors de l'enregistrement au studio MYSOUND de Montrabé dans le 31. Nous l'écoutons souvent en famille.
Je serai heureux bien-sûr que la chanson soit utilisée par tout type de médias. Postez la ou vous voulez. (S'il devait y avoir un quelconque bénef à l'avenir de cette chanson, il serait intégralement reversé à votre assos : vous avez ma parole !)
Je vous embrasse bien fort. Amicalement LHTC (L'homme à tête de chien)
Voici le texte retravaillé et mes coordonnées si besoin.

31000 Toulouse

PAROLES


LE FOULARD DE NOELANIE
( le 21 Mars 2011)

J’aim’rai bien vous chanter une histoire,
Au Ukulélé comme IZ pleine d’espoir.
Une perle sortie de mon répertoire,
Mais non pas ce soir, mais non pas ce soir…

Ecoutez au plus profond ce refrain,
Guidé par la plume d’un immense chagrin ;
Et qui sait d’un ange qui a pris ma main ?
N’est-elle pas très loin ? n’est-elle pas très loin ?…

Enfant du soleil qui avait 8 ans,
Dorée par le sel, et cheveux au vent.
Tu partageais la vie des Dauphins blancs,
Tenant le hauban…

Refrain :
(Ma fille Olivia)
Je verrais plus Noélanie,
Noélanie pour moi : fini !
Fini ce jour pour mon amie.
De n’pas te voir, j’me sent punie.

Tu verras plus Noel..anie,
Noélanie pour nous : fini !
Fini ce jour notre chérie.
La vie n’est plus qu’indéfinie. (Bis)

Mais le grand requin, qui t’a fait du mal,
Ne vit pas sous l’eau, ce n’est pas un squale.
Il serrait ton cou qui devenait pâle :
C’est qui l’animal ? c’est qui l’animal ?…

Les jeux d’enfants qui sévissent à l’école,
Les profs minimisent, personne ne s’affole ;
Ils t’auraient fait passer pour quoi ? Pour une folle ?
Juste myto, LOL, juste myto, LOL…

Harcèlement moral, coups et injures,
« Ton sang est impur, on t’fait la vie dure. »
Devant, ton futur semblait un grand mur :
Un cauch’mar c’est sûr…

C’est ainsi que partit Noélanie,
Dansant foulard qu’aspire l’infini.
Et laisse un carnet de secrets rempli,
D’appels à l’aide et de « Tiare Maohi* ».

C’est ainsi que partit Noélanie,
Dansant foulard qu’aspire l’infini.
Et laisse un carnet de secrets rempli,
De ton cri qui ce jour nous unit !

Madame,

Comme convenu, je vous envoi le document que j'ai élaboré avec mon Association (ASSOCIATION COLLEGES SANS VIOLENCE) (ACSV 13), pour prévenir et lutter contre la violence scolaire, plus particulièrement dans les collèges. vous trouverez en pièces jointes, le document, ainsi que la présentation (MODE D'EMPLOI). Je l'ai déjà fait sous forme de cahier que je vous enverrai par courrier. Je pense que l'idéal serait de le concrétiser en l'intégrant au niveau des écoles comme je l'explique dans le "mode d'emploi". Et je compte beaucoup sur vous pour qu'un changement puisse s'opérer au niveau des méthodes de lutte contre les violences scolaires.

Cordialement
Cisse Serigne Magaye
Sociologue
Chargé d'analyses et de développement

ASSOCIATION COLLEGES SANS VIOLENCE (ACSV 13)
391 Bd Romain Rolland
Trse Ste Marguerite Bat F
13009 Marseille


 

L' Association Collèges Sans Violence, est une association dont le but est de lutter contre les violences scolaires en élaborant des outils de prévention destinés aux élèves du primaire et ceux du secondaire ; plus particulièrement, les collégiens.

Dans cette politique de prévention, Elle incite les parents, enseignants et responsables de l’éducation à engager des actions et des démarches pédagogiques auprès des élèves en  instituant avec eux  un travail permanent, voire quotidien, de sensibilisation et de responsabilisation.

L’ Association a élaboré dans ce cadre un outil de prévention dénommé « Mon pacte de non violence ».

Cet outil se présente sous forme de cahier contenant 100 pages. Chacune des pages contient une règle ou pacte que les élèves s’engageront à respecter tout le long de l’année scolaire.

Ce qui se traduit par une action coopérative et un contrat de respect et de reconnaissance mutuelle qui va lier les élèves, les parents et les enseignants durant toute l’année scolaire.

En signant ce cahier, les élèves accepteront d’adhérer avec l’ensemble de leurs camarades et amis à ce pacte de non violence. Ils s’engageront donc auprès de leurs parents et enseignants à être des non violents tout au long de l’année scolaire.

L’élaboration de cet outil est basée sur une approche qui privilégie la responsabilisation et la valorisation de l’engagement des élèves.

Celle-ci part du principe qu’il est possible de lutter aujourd’hui contre la violence scolaire en faisant des élèves les principaux acteurs de cette lutte.

 

Cliquez  pour accéder  aux documents

 

DVD de la Fondation Lilian Thuram, de la MGEN et de la Casden

Voici le lien qui permet qui permet d'accéder directement au site de la Casden.
Le DVD gratuit est réservé aux enseignants
http://www.casden.fr/Espace-educatif/Outils-pedagogiques/Elementaire/Nous-Autres

Descriptif :
Nous Autres
La Fondation Lilian Thuram, la MGEN et la CASDEN lancent un programme multimédia d’éducation contre le racisme à destination des écoles primaires.
La Fondation Lilian Thuram, la MGEN et la CASDEN se sont associées pour créer un double DVD dédié aux enseignants qui souhaitent mener une réflexion collective avec leurs élèves sur le thème du racisme. Destiné aux classes de CM1 et CM2, ce programme permettra de sensibiliser potentiellement 1,3 million d’enfants.

Support pédagogique pour préparer le travail en classe, le double DVD apporte aux enseignants les ressources documentaires nécessaires pour mieux appréhender le sujet complexe du racisme, avec le concours chercheurs prestigieux. Egalement support pour l’animation de la classe, le double DVD propose aux élèves de nombreux extraits vidéos, des animations et des jeux.

Pourquoi ce DVD ?
A l’origine de ce projet, il y a une conviction : on ne nait pas raciste, on le devient.
«Nous portons tous des lunettes culturelles. On ne regarde pas l’autre de manière innocente. Notre regard n’est pas pur comme celui de l’enfant. Les enfants ne naissent pas racistes, ils regardent un être humain qui bouge, qui sourit ou qui ne sourit pas. Mais nous, adultes, sommes marqués par l’éducation, l’histoire, la culture et notre vécu social. Et, littéralement, à partir du moment où tout cela rentre dans nos têtes, notre regard change en profondeur.»
Lilian Thuram

« Nous autres », Éducation contre le racisme
Le programme éducatif « Nous Autres » est conçu comme une séquence de recherche et de réflexion collective entre les enseignants et les élèves.
Il propose aux enseignants des ressources documentaires, une démarche pédagogique et des documents pour la classe, afin de les aider à apprendre aux enfants à rejeter les préjugés, les stéréotypes et les évidences trompeuses.

La lutte contre le racisme passe en effet nécessairement par une prise de conscience et donc par l’éducation. Il faut diffuser, et surtout enseigner, les connaissances scientifiques fondamentales indispensables pour structurer une pensée humaniste.

Ce travail de structuration intellectuelle passe par trois étapes :

  • la prise de conscience du conditionnement et des préjugés,
  • la déconstruction des erreurs qui en sont issues,
  • la reconstruction d’une conception de l’Homme, fondée sur les connaissances scientifiques.

Intervention à l'école de la Plaine des Palmistes

Bonjour, comme promis je vous envoie quelques photos et films, ainsi qu'un texte retraçant l'aventure de notre intervention à l'école Maternelle de la Plaine des Palmistes. J'ai voulu les mettre directement sur le site mais je n'y suis pas arrivé alors je vous l'envoie afin que vous puissiez le faire.
Cordialement,
Véronique Rifleu

 


Je suis une maman, présidente du comité de parents d'élèves de l'école maternelle « les myosotis » de la Plaine des Palmistes, et avec d'autres mamans nous avons décidé d'investir l'école pendant une matinée, pour les parents et les enfants autour de plusieurs thèmes dont les jeux dangereux.

Dans un premier temps, nous avions décidé de sensibiliser les enfants au sujet, en amont de la matinée porte ouverte; pour cela, avec les moyens du bord (théâtre fabriqué pour l'occasion et marionnettes récupérées!), j'ai élaboré un petit spectacle de marionnettes pour les enfants de moyenne et grande section afin d'aborder ce sujet grave de manière ludique pour que le message, que j'ai voulu simple et compréhensible, passe et soit retenu.Nous avons également encouragé les classes de grande section à participer au concours de dessins « non à la violence » organisé par l'association Noélanie.

Par la suite, le jour de notre manifestation porte ouverte de l'école, les parents ont pu avoir une information complète et précise autour de petits films récupérés sur internet et d'une exposition préparée et présentée par Emmanuelle Ally (une maman dynamique!). Les enfants ont également eu accés à l'exposition car elles regroupaient images et textes et ont donc pu réinvestir ce qu'ils avaient appris lors du spectacle de marionnettes avec les images de l'expo.

A noter, qu'à la fin du spectacle de marionnettes et afin d'ouvrir une porte, de manière simple, sur un concept complexe pour des enfants qui est la discrimination et le droit à la différence, j'ai fait faire un exercice aux enfants : je leur ai demandé à chacun de dessiner une petite fleur, j'ai ramassé les dessins et je leur ai montré leurs dessins en leur demandant si les petites fleurs se ressemblaient : « elles sont toutes différentes et pourtant ce sont toutes des petites fleurs », ensuite je leur ai demandé de se regarder les uns les autres et de med dire s'ils trouvaient un camarade qui leur ressemblait : « vous êtes tous différents mais vous êtes tous des enfants! ». J'ai, de cette façon insisté sur le fait que l'important n'est pas d'être noir, blanc, gros, maigre, petit... l'important c'est qu'ils sont tous des enfants et que par conséquent ils peuvent tous s'amuser ensemble. J'ai ensuite réunis les petites fleurs et les photos des enfants sur 2 affiches pour les montrer lors de l'exposition.


Merci à Mme Séné pour ses idées et suggestions qui m'ont permis d'adapter mon message aux petits.

En conclusion, de part les retours que nous avons eu, notre initiative a été un succés : le message a été enregistré par les enfants, les parents ont été ravis de cette information concrète et utile et 5 de nos élèves ont été récompensés suite à leur participation au concours de dessins.

YES, WE CAN!!!

Véronique Rifleu

...avec les enfants (2)
...avec les enfants
Presentation aux parents
Sans titre 1
les petites fleurs des enfants et leurs photos

Un roman-photo pour stopper la violence scolaire

Un roman-photos pour stopper la violence
Cliquer sur le lien pour voir la vidéo. : http://www.youtube.com/watch?v=tj1fIZEBTf4

 

Un partenariat actif entre la gendarmerie et les jeunes du dispositif Moremo a permis de réaliser un roman-photo pour lutter contre la violence scolaire. Un support nécessaire pour assurer un travail de prévention au quotidien.

Vignette après vignette, la violence scolaire est montrée et décrite pour être mieux contrée. A l'origine de ce roman-photos : la volonté d'offrir un support aux hommes de la Brigade de la prévention juvénile qui interviennent quotidiennement dans des classes de toute l'île.

Ce projet de prévention contre la violence scolaire a vu le jour grâce à un partenariat actif avec les élèves de Moremo - un dispositif scolaire permettant de réinsérer des jeunes ayant quitté l'école - et tous sont aujourd'hui très fiers du travail accompli.

"On est partis à Cilaos pour prendre des photos et réaliser ce roman et tous les élèves étaient vraiment très motivés" explique un jeune du dispositif Moremo. Ce roman-photos compte quatre histoires abordant différents types de violences qui interviennent au coeur des établissements scolaires.

Le but de ce projet vise à sensibiliser au mieux les élèves qui pourront lire ce roman-photos. Ce document se veut donc simple et concis pour marquer les esprits. La violence scolaire comprend également les violences sur Internet, un outils de plus en plus utilisé par les élèves mais qui peut s'avérer dangereux s'il est mal utilisé.

Ce partenariat entre le dispositif Moremo et la gendarmerie n'est pas une première et l'an prochain, un nouveau projet devrait voir le jour.

 

Cliquer sur le lien ci dessous pour lire la vidéo.

http://www.linfo.re/Un-roman-photos-pour-stopper-la-violence-scolaire#forum616695

* Un clip Vidéo commandé au compositeur-interprète belge Théo Mertens dans le cadre d'une campagne contre la violence à l'école.

Réalisé par des élèves ...

Belle initiative que d'avoir fait participer des jeunes, les premiers concernés par ces pratiques

 

http://www.youtube.com/watch?v=Wq_YCTaxu_I&NR=1

 

 

 

TRAVAIL DE RÉFLEXION MENÉ PAR DES ÉLÈVES DE BTS

Bonjour Christine,
Comme nous en avions parlé sur facebook, je vous propose le résultat d’une réflexion en classe de BTS sur le phénomène du harcèlement scolaire :

" Il s’agit d’une réflexion menée par des élèves de BTS dans un lycée du Loiret. Les propositions émises sont intéressantes, à creuser je pense.
L’intérêt à mon sens est que l’on ne parle pas tant de jeux dangereux (ce n’est pas le problème à mon sens), que de non assistance d’adultes ayant la responsabilité de leurs élèves".
Xavier Collet, animateur
http://comitecedif.wordpress.com/

Le harcèlement en milieu scolaire

Des enfants meurent des suites de harcèlements
Dans le cadre du projet journal organisé avec nos professeurs de la classe de BTS Assistant de Gestion PME-PMI, un projet de réflexion nous a été soumis et nous fera réagir.
Nos professeurs nous ont convié à les écouter au sujet d’une idée d’écriture.
Il fut question de deux élèves qui ont perdu la vie à la suite d’actes de harcèlement répétés commis par d’autres élèves.
La première savait qu’elle serait étranglée par le « jeu du foulard », elle appellera les enseignants à l’aide, mais en vain ; elle succombera des mains d’un gamin d’école primaire.
La seconde n’en pouvait plus de cette vie d’humiliations qui lui était imposée dès son entrée en sixième, la veille de reprendre les cours elle se tirera une balle dans la bouche chez ses parents.
Dans chacun de ces cas, les institutions scolaires ont été alertées, mais elles n’ont pas empêché le pire, les parents crient à la non assistance à mineurs en danger.
Nos professeurs pensaient que nous avions pu, nous aussi, être concernés par de telles pratiques. Ils nous ont invité à nous exprimer sur notre vécu en tant que harcelant ou harcelé. Nous avons hésité à nous exprimer sur un sujet aussi sensible cependant le coming-out de l’un de nos professeurs qui s’est avoué ancien harcelant nous à incité à « nous lâcher ».
Les élèves les plus concernés se sont réunis au sein d’un groupe de réflexion d’une dizaine de personnes et ont pu s’exprimer sur des faits de harcèlement qu’ils ont subis.
Nous avons été étonnés de tant de témoignages sur une classe de 25 élèves d’âge adulte. Certains d’entre nous n’en avaient jamais parlé dans le détail y compris à leur entourage le plus proche. Nous vous livrons leurs témoignages, nous avons cependant utilisé des pseudonymes afin d’épargner les familles.

Témoignages de victimes de harcèlement :
Sonia. « Pendant ma scolarité et particulièrement au collège, on s’est moqué de moi à cause de mon surpoids. Le pire c’était pendant les cours de sport. Du coup j’étais souvent seule et mise de côté par les autres. J’ai beaucoup souffert de propos blessants. ».
Ludovic. « Je suis d’un tempérament assez timide, alors certains en ont profité pour me bousculer. Au lycée je suis devenu la victime d’un jeu qui s’appelle le « pouilleux massacreur ». Il s’agissait de pincer violemment le dos de la main de celui qui perdait à ce jeu. Or je devais toujours perdre et les autoriser à me pincer jusqu’à en avoir des hématomes. »
Ambre. « Moi aussi j’ai été harcelée à cause de mon surpoids. Le pire ce fut en CM2, un garçon de ma classe placé s’en prenait régulièrement à moi, même pendant la classe. Ses railleries étaient suivies de maltraitances en public, coups de stylos dans les jambes, et doigt cassé suite à une chute provoquée. »
D’autres élèves en profitent pour témoigner de faits de harcèlements dont ils ont été témoins.
Fatima nous expose la situation de sa sœur qui se fait insulter et intimider physiquement encore actuellement alors qu’elle est au lycée. Les professeurs disent qu’ils vont agir mais la situation empire...
Alain nous parle d’un élève de collège qui était harcelé moralement par ses camarades. Ils lui demandaient lors des récréations d’être gardien de buts et en profitaient pour lui tirer délibérément dessus le plus fort possible avec le ballon. Tout en shootant en le visant, ils se moquaient de lui. Cet élève a été absent plusieurs semaines. Alain pense que cela avait un rapport avec ce qu’il subissait.
Julie a connu une élève qui a subi des coups et des bousculades pendant ses 4 années de collège. Ses fournitures scolaires et ses cours ont été jetés dans les toilettes.
Marie a connu un élève du primaire qui était victime de racket. Il devait donner son goûter tous les jours à son bourreau sous peine d’être frappé. Il ne voulait pas dénoncer son agresseur de peur des représailles.
Eva prend ensuite la parole, à travers son témoignage nous comprenons qu’elle aurait pu mourir suite à ce qu’elle a vécu.
« Pour moi cela a commencé en seconde à la rentrée scolaire 2004-2005. Au début c’était de simples maltraitances morales comme des insultes, des moqueries sur le physique et sur les vêtements que je portais. Puis des rumeurs dégradantes ont été lancées contre moi suivies de menaces.
Mais ce qui a tout déclenché c’est la hargne d’une élève dont l’ex petit copain avait des vues sur moi. Elle a décidé de se liguer avec d’autres filles pour me nuire, je me suis alors retrouvée seule car j’étais nouvelle dans le lycée. Cette élève en question, ainsi que ses copines venaient des quartiers « chauds ». Les filles de ces quartiers sont solidaires entre elles et aiment toutes les confrontations même si elles ne les concernent pas, tant « qu’il y a de la bagarre ».
Un jour, elles se sont mises ensemble pour tenter de me frapper à la fin des cours. Elles m’ont poursuivi dans les escaliers du lycée en m’insultant de tous les noms. Elles ont continué à l’extérieur en essayant de m’attraper pour me donner « une bonne leçon à leur façon » sans chercher à réellement comprendre ce que l’on me reprochait. J’ai tout de même réussi à leur échapper et pour ma sécurité j’ai dû changer de lycée. Je n’ai pas pu pour autant éviter de nouveaux harcèlements. L’élève qui avait organisé les maltraitances dont j’avais été victime avait aussi des amies dans mon nouveau lycée.
Des filles que je croyais mes amies ont alors été subi un véritable bourrage de crâne et les persécutions ont recommencé.
Elles m’ont encerclé à cinq devant le lycée. Chacune à leur tour, elles m’ont bousculé et insulté, puis elles m’ont dit que si je remettais les pieds dans ce lycée, elles me « défonceraient ».
Je me suis retrouvée complètement seule. Je ne parlais plus à personne et j’avais perdu le goût de poursuivre mes études. Alors face aux menaces j’ai séché les cours le reste de l’année sans le dire à ma famille.
Mais bien sûr le lycée a averti ma famille de mon absentéisme et j’ai craint d’avoir à m’expliquer. Alors j’ai décidé de ne plus rentrer chez moi, j’ai fugué pour aller chez mon petit copain d’alors qui vivait en colocation. Là je me suite vite rendue compte de mon erreur car j’allais me mettre dans une situation dangereuse.
Le colocataire était un délinquant brutal qui terrorisait sa copine. Pendant les quatre jours que j’ai passé dans cet appartement j’entendais les menaces et les coups qu’il lui infligeait sans que je puisse ni agir, ni parler, ni même les regarder. Un matin où ce psychopathe dormait, sa copine est venue pour la première fois me parler et m’a demandé de prendre mes affaires car elle avait l’intention de s’enfuir et me proposait de m’emmener avec elle. Nous sommes partis discrètement pour prendre le train de banlieue. Alors que le wagon quittait le quai, le colocataire courrait vers nous en nous promettant de nous retrouver et de nous tuer.
Pendant deux jours je suis restée chez cette inconnue jusqu’à ce que le psychopathe brise les volets et la porte-fenêtre pour s’introduire. Je me suis cachée sur le lit mezzanine alors qu’il a martelé de coups sa copine dans la salle de bain. Ensuite, pensant que sa copine était avec un autre garçon, il est monté dans la mezzanine et m’a découverte. Il m’a attrapé par les cheveux en me faisant descendre. Sa copine s’est interposée et a pris les coups qu’il me destinait. Je me suis alors échappé de chez elle en guettant son départ. Trente minutes après je suis allée la retrouver, elle était allongée sur le sol de la salle de bain couverte de bleus et de sang, à moitié consciente. Je suis restée avec elle toute l’après-midi car elle ne voulait pas que je l’emmène à l’hôpital. Elle me fit promettre d’appeler mes parents et de rentrer chez moi.
J’ai finalement fait ce qu’elle me disait mais je n’ai jamais raconté mon histoire à ma famille. Finalement nous déménagerons à l’autre bout de la France. »

Qui sont les harcelés ?
La discussion s’installe entre les professeurs et les élèves et nous établissons ensemble un profil d’élève plus particulièrement victime d’ harcèlement. Nous remarquons que bien souvent la personne harcelée est seule dans le sens où elle est isolée dans la classe et n’a pas beaucoup d’amis.
On s’interroge quant à savoir si le harcelé refuse l’amitié de ses camarades ou si au contraire les autres ne veulent pas se compromettre avec lui de peur de devenir eux-mêmes harcelés.
Il apparaît d’après les témoignages et vécus de chacun que l’élève harcelé est souvent différent et assume mal cette différence : il peut s’habiller différemment, avoir un problème de poids, des goûts différents, de bons résultats scolaires. Il peut être tout simplement introverti, ne pas oser s’affirmer, être celui qui ne s’est pas défendu face à une provocation destinée à le tester.
Le fait d’être seul et mal intégré est un facteur de harcèlement mais pas nécessairement. Certains veulent aussi afficher leur différence, ce sont des individualistes qui assument leur apparence ou leur altérité en se moquant du regard des autres et en le faisant savoir. Ils ne se laissent pas faire et peuvent ainsi échapper aux harcèlements.
Le fait d’avoir été harcelé peut développer une force de caractère, on peut parler là de résilience (ce qui ne nous tue nous rend plus fort !). Mais le phénomène contraire peut aussi se produire. Un syndrome de Stockholm peut naître : le harcelé va épouser la cause de ceux qui le harcèlent et devenir aussi mauvais que ses bourreaux, c’est une façon de s’assimiler et de rejeter son individualité, de se nier soi-même.

LA RESPONSABILITE DES ADULTES :

Responsabilité des parents :

  • Les parents des bourreaux peuvent être démissionnaires ou pire encourager et soutenir leur enfant.

  • Les parents de la victime sont-ils alertés de ce que leur enfant subit ? On remarque que souvent la victime n’ose pas parler de ses problèmes à sa famille. Cela s’explique parce qu’elle se sent humiliée, mais aussi par peur des représailles. Les parents peuvent quelquefois se rendre compte de la réalité par des traces physiques ou psychologiques. L’intervention des parents est importante. Un action de parent à parent peut permettre de calmer les choses si les parents du harcelant sont raisonnables. Dans le cas de Ludovic, l’intervention des parents auprès du directeur a permis d’exclure les harcelants deux jours et de mettre fin à la situation.

Responsabilité des enseignants :

  • 1. Une professeur au lycée Palissy de Gien en seconde s’est rendue compte de faits de harcèlements. Elle a demandé que cela s’arrête et que les élèves se dénoncent. Elle a informé la direction, qui a appelé les parents. Un résultat positif a été atteint parce que l’enseignant a su ne pas tolérer de tels comportements et ne pas fermer les yeux.
  • 2. Les surveillants ou professeurs demandent l’arrêt des maltraitances mais sans résultats.
    QUE FAIRE ALORS ? Nous évoquons le cas d’Éva pour lequel la maman s’est plainte auprès du lycée, le proviseur est alors intervenu auprès des parents du bourreau principal mais sans aucun résultat. Éva a alors eu pour seule possibilité celle de changer d’école. Lorsqu’une ou des personnes essayent d’intervenir soit la situation se calme ou sinon les personnes aidantes sont victimisées aussi. Ici la direction de l’école n’a pas assumé ses responsabilités vis-à-vis de l’élève victime au risque d’un drame.
  • 3. Dans le cas de Fatima, les professeurs ne faisaient rien et ne réagissaient pas. Les professeurs ont demandé à la sœur de Fatima de ne pas intervenir et de les laisser régler le problème. Rien n’a pu être résolu.

Quelles sanctions prendre pour que cela cesse ?
Il ne faut pas avoir peur et ne pas reculer devant les menaces et les pressions. Si l’administration scolaire n’exclue pas les harcelants alors on peut comprendre que les parents refusent d’envoyer leurs enfants dans des écoles où ils sont en danger. Dans le cas d’Éva il a fallu que celle-ci change une première fois d’école puis que sa famille quitte la région.

Si les harcèlements tournent au drame, que demander ? Comment punir ? Qui doit être puni ?
Ceux qui perpétuent ces harcèlements le font sur des personnes vulnérables, même s’ils sont mineurs ils doivent être sanctionnés pour ce qu’ils ont fait. Ils doivent donc être punis, les adultes en responsabilité qui n’ont pas réagi pour protéger les élèves doivent aussi être condamnés et ne plus enseigner ou exercer de fonctions de direction.

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