Information et prévention violences scolaires

 

Plaquette de prévention réalisé par l'association SOS Benjamin

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Plaquette de prévention Plaquette de prévention

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Clips de prévention:

http://www.youtube.com/watch?v=VvMWNQ9iq4c&feature=youtu.be

http://www.youtube.com/watch?v=1D-L7bgnSpI&feature=youtu.be

 

cliquer sur ce lien.

harcèlement scolaire/ "builling"
(coups, injures, racket, humiliations…)


1- QU’EST-CE QUE LE HARCÈLEMENT EN MILIEU SCOLAIRE ?

Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique commise avec l’intention de nuire. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement.

10 % des collégiens rencontrent des problèmes avec le harcèlement et 6 % de collégiens subissent un harcèlement qu’on peut qualifier de sévère à très sévère (source : E. Debarbieux, première enquête nationale de victimation au sein des collèges publics réalisée auprès de 18 000 élèves. Octobre 2011).

Les 4 caractéristiques du harcèlement en milieu scolaire :

  • La violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou
    plusieurs victimes.
  • La répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période.
  • L’intention de nuire : le but est de blesser, d’intimider, de mettre en difficulté, et/ou de
    ridiculiser l’autre.
  • L’isolement de la victime : la victime est souvent isolée, plus petite, faible physiquement, et
    dans l’incapacité de se défendre.

2- COMMENT REPÉRER UNE SITUATION DE HARCÈLEMENT ?

Détecter une situation de harcèlement n’est pas facile : ces actes sont souvent cachés, espacés dans le temps, prennent des formes différentes et sont souvent tournés à la dérision. Ils peuvent être perçus comme de simples chamailleries ou taquineries enfantines.De même, le mal-être de certaines victimes peut être interprété, à tort, par les adultes comme un
manifestation du tempérament peu sociable de l’enfant.

La méconnaissance des mécanismes du harcèlement, associée au silence des victimes, peut retarder la prise de conscience de l’entourage. Il est donc de la responsabilité des adultes d’être attentifs aux changements de comportement des enfants et des adolescents.

Les troubles du sommeil, l’irritabilité, l’agitation, la susceptibilité, mais aussi les troubles liés à l’anxiété et/ou au stress (tels que les maux de ventre ou de l’eczéma) sont autant de signes qui peuvent alerter les parents.Les équipes éducatives peuvent, quant à elles, constater une baisse des performances scolaires (l’anxiété diminue les capacités d’attention), des troubles du comportement (telles que les crises de colère), une attitude provocante ou un repli sur soi.

Dans tous les cas, les parents ne doivent pas hésiter à engager un dialogue avec les élèves (en leur demandant par exemple « quelqu’un t’embête en ce moment à l’école ? »).

Les parents et les enseignants ont un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre le harcèlement à l’École.

3- QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES FORMES DE HARCÈLEMENT ?

LE HARCÈLEMENT PHYSIQUE

Cette forme de violence se traduit par :

  • des coups, pincements, tirage de cheveux…
  • des bousculades, jets d’objets
  • des bagarres organisées par un ou plusieurs bourreaux
  • des vols et rackets
  • des dégradations de matériel scolaire ou de vêtements
  • des enfermements dans une pièce
  • des violences à connotation sexuelle : voyeurisme dans les toilettes, déshabillage et baisers forcés, gestes déplacés…
  • des « jeux » dangereux effectués sous la contrainte.

On distingue trois types de « jeux » dangereux :

  • Les « jeux » de non-oxygénation basés sur la strangulation et l’asphyxie comme
  • le « jeu du foulard »
  • (une hyperventilation forcée suivie d’une strangulation) ou de la tomate (serrer
  • les poings très fort en
  • retenant sa respiration pendant dix à quinze secondes).
  • Les « jeux » d’agression comme le happy slapping (le jour des claques)
  • ou le jeu de la mort subite (tout porteur de la couleur désignée devient,
  • par exemple, une cible à attaquer).
  • Les « jeux » de défi : sur le principe du « t’es pas cap ».

Certains de ces « jeux » sont parfois exercés de plein gré et ne sont pas dus à une situationde harcèlement. Toutefois, ils résultent régulièrement de la pression du groupe. Leurs conséquences peuvent être dramatiques, et parfois même mortelles.

LE HARCÈLEMENT MORAL

Ce type de violence – verbale, psychologique et symbolique – est plus discret que le harcèlement physique, et donc plus difficile à détecter par les adultes.

Il existe trois types de harcèlement moral :

  • le harcèlement verbal (exemple : insultes répétées)
  • le harcèlement émotionnel (exemple : humiliation, discrimination, chantage)
  • le harcèlement sexuel (exemple : provocations sexuelles verbales, gestes déplacés)
  • Cela peut être :
    • l’utilisation de surnoms dévalorisants
    • des moqueries, insultes, menaces
    • des humiliations, chantages
    • des propagations de fausses rumeurs
    • des pratiques de discrimination et d’exclusion
      • moqueries en ligne
      • propagation de rumeurs par téléphone mobile ou internet
      • sur un réseau social, création d’une page ou d’un profil à l’encontre d’une personne
      • envoi de photographies sexuellement explicites ou humiliantes
      • publication d’une vidéo de la victime en mauvaise posture
      • envoi de messages injurieux ou menaçants par SMS ou courrier électronique

      87 % des jeunes Français entre 9 et 16 ans utilisent internet. 80 % des 15-16 ans ont
      un profil Facebook.

    • Sur les réseaux sociaux, les adolescents font l’expérience de la gestion publique de l’amitié
    • et de leur image virtuelle. Cet apprentissage peut parfois être difficile et conduire à des pratiques de harcèlement.

      * Source : E. Debarbieux, observatoire international de la violence à l’École. Mai 2011.

    • En France, le taux de victimes de harcèlement physique à l’école peut être estimé à 10 % des élèves,
    • compris entre 5 % d’élèves victimes d’un harcèlement sévère à assez sévère et 5 % d’élèves
    • soumis à un harcèlement modéré.

      ** Source : enquête TNS-Sofres, menée entre le 27 juillet et le 3 août 2007, a interrogé

    • un échantillon de 489 enfants, âgés de 7 à 17 ans représentatif de la population française,
    • sur leur connaissance et leur pratique des « jeux » dangereux. Cette enquête a fait apparaître que : - 84 % des enfants interrogés connaissent au moins un jeu dangereux
      - 12 % ont déjà participé à un jeu dangereux - 26 % se sont déjà vu proposer un jeu dangereux.

    LE CYBER-HARCÈLEMENT

    Avec le développement des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, les harceleurs peuvent poursuivre

  • leurs victimes hors des murs de l’École. On parle alors de « cyber-harcèlement ». Il se pratique via les SMS, sessions de chat, commentaires et vidéos postés sur les réseaux sociaux,
  • les photos prises avec les téléphones portables, etc., et place la victime dans un état d’insécurité permanent.
  • La violence peut l’atteindre partout et tout le temps.

4- QUELLES SONT LES SANCTIONS POSSIBLES ?

Une procédure disciplinaire est automatiquement engagée lorsqu’un collégien ou un lycéen commet un acte grave à l’égard d’un membre du personnel ou d’un autre élève.

Les sanctions peuvent être :

  • l’avertissement
  • le blâme
  • la mesure de responsabilisation : elle a pour objectif de responsabiliser les élèves sur les conséquences de leurs actes, en les faisant participer à des activités de solidarité, culturelles ou de formation
  • l’exclusion temporaire de la classe, au cours de laquelle l’élève est accueilli dans l’établissement, et ne pouvant excéder huit jours
  • l’exclusion temporaire de l’établissement, ne pouvant excéder huit jours
  • l’exclusion définitive de l’établissement

Les sanctions scolaires ont une vocation éducative. C’est pourquoi les mesures de responsabilisation des élèves peuvent être prononcées en alternative aux exclusions temporaires.Si le harcèlement n’est pas pris en charge par l’école, les parents peuvent se tourner vers la médiatrice de l’éducation nationale. Si la réponse apportée n’est toujours pas satisfaisante ou si les faits sont très graves, déposer plainte est possible lorsque le mineur est accompagné d’un parent. Les nouvelles dispositions législatives précisent les peines encourues par les auteurs de ces infractions : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (prévues par la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, article 222-33-3 du code pénal).

Toute violence, même légère, est punie très sévèrement par la loi, dès lors qu’elle est commise sur un mineur de moins de 15 ans, une personne vulnérable ou une personne chargée d’une mission de service public, comme un enseignant.Le fait d’enregistrer et de diffuser des images de violence est également passible de poursuites.

http://multimedia.education.gouv.fr/2012_harcelement_entre_eleves/HTML/#/20/

Les dérives d'internet.

Si vous voyez en ligne des vidéos incitatives ( enfants qui s'étranglent ou se font étrangler , violences , contenu choquant …) n'hésitez pas à le signaler en ligne . De telles vidéos sont parfois à l'origine de drames. Dans ce sens , un amendement a été adopté à l'unanimité à l'Assemblée Nationale concernant la mise en ligne d'incitations à des pratiques dangereuses (11/02/10), le projet de loi (LOPPSI 2) est toujours en examen.

Le groupe UMP ( Les députés Patrice Verchère et Cécile Dumoulin) a par ailleurs déposé en octobre 2009 une proposition de loi , pour mieux lutter contre les jeux dangereux . Le projet construit avec l'appui d'experts,est un condensé très précis de la problématique actuelle et du chemin restant à parcourir.

COMMENT RECONNAITRE ET PREVENIR LES JEUX
DE NON OXYGENATION ET LES STRANGULATIONS ?

Régulièrement des parents nous contactent pour nous dire que leurs enfants participent , de leurs plein gré ou non, à des actes de strangulation. Le problème c’est que les enfants n’ont pas conscience de la dangerosité de ces pratiques; elles se sont tellement banalisées qu’ils ne pensent pas que c’est dangereux. Il y a un vrai travail de prévention à effectuer auprès des enfants.

les signes d’alerte Il est important que les parents puissent déceler les signes.

1- Surveillez les marques anormales autour du cou et les rougeurs suspectes sur son corps.Les enfants menacés de représailles si ils parlent cachent parfois ces traces avec une écharpe ou dans un col roulé.

2- regardez les bleus et ecchymoses.Les jeux de strangulations suscitent un évanouissement et souvent une chute à terre si l’enfant n’est pas rattrapé par d’autres.

3- Soyez attentifs aux yeux.Des rougeurs suspectes peuvent être le signe que votre enfant, volontairement ou pas , (…) a été privé d’oxygène.exemple: taches rouges sur le visage ou dans le blanc des yeux , dûs à l’éclatement de petits vaisseaux.

4- Sachez que certains troubles de la vision , lenteurs et maux de têtes soudains, peuvent être liés à un manque d’oxygène.

5- il peut également se produire des convulsions de type épileptiques.D’ailleurs , les enfants se moquent beaucoup de leurs petits copains en les regardant trembler quand ils tombent en syncope.

Dans les cas les plus graves qui conduisent jusqu’au coma , l’enfant peut se reveiller avec des séquelles irreversibles,

voir ne pas se réveiller du tout .

Comment peuvent agir les parents ?

La chose à faire absolument , c’est s’informer .Tous les parents devraient connaître l’existence de ce type de pratiques et , surtout , savoir en déceler les signes. Parlez avec vos enfants. Tous les jeux dangereux , notamment ceux de strangulations, ne sont pas toujours imposés de force. Certians élèves les testent volontairement, avec d’autres enfants , pour « vivre une expérience ». Il faut impérativement leur expliquer les terribles conséquences de ces pratiques.

plus d’infos : www.jeuxdangereux.fr

 

Ces émmissions/vidéos couvrent le sujet des agressions scolaires , et plus également les jeux dangereux de non oxygénation et pratiquesdangereuses , et leurs conséquences cliniques :

* TF1 sujet enquete du 20h : Les jeux dangereux à l'ecole * Vous y verrez le témoignage de la petite Leïa , 8ans , victime d’agression par strangulation à l’école primaire , ainsi que celu de la maman de Gaspard , du même âge , décédé d’un jeu du foulard suite à la lecture d’un livre de jeux pour enfants au contenu incitatifs.Ces intervenants sont entourés de professionnels de la santé. maternellesjeuxdangereux.asx

* -clip de prevention sur les jeux dangereux SOS Benjamin Pour plus d’infos : www.jeuxdangereux.fr

* Paroles de spécialistes sur le « jeu du foulard »Voir la vidéo ‘Paroles de spécialistes sur les pratiques de non oxygénation .

Pourquoi les pratiques de non oxygénation est-il pratiqué par les jeunes et dans quel contexte ? Des spécialistes apportent leur éclairage : le Docteur Jean-Claude Fisher, psychiatre pour adolescents, Annie Cézanne, psychologue, le Docteur Françoise Cusin, médecin conseil de l’académie de Mâcon, et le Docteur Jean Lavaud, responsable SMUR à l’Hôpital Necker.

*Voir la vidéo sur Les lésions cérébrales dues aux strangulations . Survivre à des pratiques de non oxygénation peut être pire qu’en mourir. Par exemple, depuis qu’il s’est livré à la pratique de ce « jeu », Ryan Tucker est très lourdement handicapé. La privation prolongée d’oxygène a entraîné de graves dommages cérébraux. Cet adolescent a à présent l’âge mental d’un enfant de sept ans et doit réapprendre à marcher et à parler.

* La prévention contre le « jeu du foulard »Voir la vidéo ‘La prévention contre le « jeu du foulard »À fin de lutter contre la pratique du « jeu du foulard » et des autres jeux d’évanouissement, les meilleurs moyens sont de s’informer et d’informer sur les risques encourus, de savoir repérer les signaux d’alerte, de mener des actions de prévention adaptées dans les familles et dans les établissements scolaires. Mourir du « jeu du foulard », c’est mourir par ignorance.

* Voir la vidéo ‘Le « jeu du foulard » : un jeu mortel Le « jeu du foulard », ce « jeu » où l’on joue à s’évanouir en s’étranglant, peut être mortel ou laisser des séquelles irréversibles.

* EMISSION : » LES MATERNELLES « sur france5.

http://www.youtube.com/watch?v=kpx5SwgUR5E » première partie »

http://www.youtube.com/watch?v=7wptTwrwmYw « 2eme partie »

http://www.youtube.com/watch?v=JB8_IWZVasw « 3 eme partie »

http://www.youtube.com/watch?v=rizx_heKDTs « 4 eme partie »

http://www.youtube.com/watch?v=TUS1WFnWxW4 « derniere partie ».

* « DENY THE LIES » refuse ces mensonges . Vidéo sur le fléau des pratiques dangreuses par strangulation aux USA . Noélanie apparaît dans cette vidéo

* déclarations « presse » deCchristophe Pérrée gendarme qui « lutte contre les jeux de violences et d’asphyxie dans les écoles ».

http://caljar.free.fr/?p=1527

* interview de madame anne Weber,psychologue de l’enfant et de l’adolescent. « jeux dangereux, jeux d’agression ».

http://www.youtube.com/watch?v=NMob_KIIY1c cliquez sur le lien

http://www.youtube.com/watch?v=LuZlwyoSS7E&feature=related cliquez sur le lien

http://www.youtube.com/watch?v=24XQ0AFOmVQ&feature=related cliquez sur le lien


* enfance prévention information solidarité : cliquez sur le lien ci dessous pour acceder à la vidéo, puis au message de « christophe PINNA » KARATEKA triple champion du monde, parrain de l’association EPIS : « enfance prévention information solidarité ».

http://www.youtube.com/watch?v=t4H_3Q6hnJE&feature=related

* vidéos « formation prévention policière »: http://www.youtube.com/watch?v=sUHjkxrkPp0

 

* clip d’ados « violences scolaires »: -http://www.youtube.com/watch?v=Wq_YCTaxu_I&NR=1

* autre clip d’ados « violences scolaires »: http://www.youtube.com/watch?v=crLRyujRj1g&NR=1

 

 

 

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